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Pourquoi les patrons américains sont les plus élogieux du monde.

Les américains sont connus dans le monde entier pour dire les choses de façon très claire et très transparente. Mais lorsqu’il s’agit de donner un avis au bureau, ce n’est pas toujours le cas.

compliment en equipe french of americaSelon l’expert en management multiculturel à l’INSEAD Erin Meyer, les Américains sont extrêmement positifs quand ils parlent avec les autres sur leur lieu de travail, ils le sont tellement que cela peut être difficile pour les gens des autres pays de savoir quand ils sont critiqués et quand ils sont complimentés.

Meyer explique que les Américains font des retours d’information et donnent des avis très explicitement hyper positifs, plus que dans n’importe quel pays dans le monde. Et ils ont tendance à ne pas critiquer leurs collègues ou salariés à moins de ne s’être d’abord donné la peine de les complimenter plusieurs fois.

En conséquence, ceux qui viennent de l’étranger où on ne fait des compliments que rarement, comme c’est le cas en France, peuvent parfois passer complètement à côté des critiques de la part de leur patron. Les trois compliments qui leur auront d’abord été faites vont être ce qu’ils vont retenir de l’entretien.

« Nous utilisons des mots comme « fabuleux », « fantastique », et « génial » très librement, » dit Meyer. « Mais en France, « pas de nouvelles, bonnes nouvelles » et c’est seulement quand il y a un retour d’information ou un commentaire négatif que les gens pensent devoir y prêter attention ».

Meyer attribue à deux choses cette culture américaine de l’encouragement exagéré: l’histoire pionnière nationale et le système scolaire public.

Dans son livre « The Culture Map: Breaking Through the Invisible Boundaries of Global Business », Meyer explique que les premiers Européens qui sont venus dans ce qui est maintenant les États-Unis fuyaient souvent des structures hiérarchiques formelles qu’ils ne voulaient pas reproduire. En conséquence, ils ont valorisé l’individualisme, la rapidité et la prise de risques.critiquer employer french of america

Mais pour prendre des risques, les gens doivent d’abord avoir confiance en eux-mêmes et croire que même s’ils « trébuchent », les choses finiront bien de toute façon.

De ce fait, les écoles américaines ont pendant des années travaillé à bâtir la confiance en eux des enfants, à coup de bons points et de renforcement positif.

Mais Meyer explique qu’aujourd’hui la tendance à l’encouragement à l’école se développe seulement aux Etats Unis, et les jeunes générations reçoivent des commentaires encore plus positifs que leurs parents quand ces derniers étaient à l’école.

A titre d’exemple, elle mentionne ce qu’un de ses étudiants lui a raconté à propos du processus des entretiens d’évaluation dans une entreprise célèbre de la Silicon Valley.
On donne aux managers de l’entreprise un document où ils doivent lister trois choses que le salarié fait vraiment, vraiment bien. Puis on leur donne un papier avec une seule case où ils doivent expliquer ce que le salarié devrait faire différemment.

aide eleve french of america

Mais si la génération “Joy Stick” américaine est à juste titre catégorisée comme ayant besoin et étant dans l’attente de feedbacks très explicitement positifs, ce n’est pas le cas des jeunes dans le monde entier.

Cependant, Meyer explique qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise approche culturelle dans l’éloge ou la critique sur le lieu de travail. Ce qui est le plus important c’est d’être au courant des différences qui pourraient masquer le message que vous essayez de faire passer.

« Ce qui est important aujourd’hui pour quelqu’un qui travaille dans cette économie mondiale, c’est de comprendre que ce qui est un retour d’information constructif dans une culture peut ne pas l’être dans une autre culture, et que ce qui a considéré comme poli dans une culture peut être considéré comme grossier dans un autre », 

dit Meyer. 

« Je pense simplement que nous devons être flexibles. »

 

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